Décès de Georges Frêche : Réactions

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le décès de Georges Frêche, a donné lieu à tous les reniements de la part des ténors du Parti Socialiste.

Ceux là même qui depuis des mois le jugeaient infréquentable se sont tous fendus de leurs larmes de crocodiles…

Comme quoi, ce parti ne compte pas que des éléphants.

Best of. 

Martine Aubry, qui n’a pas même daigné se déplacer : « Un grand élu visionnaire et bâtisseur dont le nom restera à jamais lié à Montpellier et à sa région (…) un homme courageux et engagé ».

Laurent Fabius l’homme qui a, selon le défunt « une tronche pas catholique » : « Au moment où il s’en va, il faut prendre un peu de recul, de hauteur et se rappeler surtout ce qu’il a fait de positif pour sa région et pour sa ville. Il faut garder le bon côté, le meilleur ».

Ségolène Royal, qui craignait autant qu’elle espérait le soutient du cher disparu pour damer le pion à Martine : « Georges Frêche restera un grand élu local qui a donné sans compter son énergie au développement des territoires que les électeurs lui ont confiés depuis 1973 ».

Benoît Hamon, l’un des principaux artisans de l’éviction du PS de Georges Frêche : « L’homme laisse une empreinte considérable dans la vie politique et dans la région. Aujourd’hui c’est sa mémoire d’homme politique passionné par le peuple français que je veux saluer ».

Jack Lang, l’inusable producteur d’hammages nécrologiques : « Georges Frêche restera comme l’un des grands bâtisseurs des années 80. Il aura transfiguré la ville de Montpellier par des constructions d’une grande beauté et aura redonné élan et souffle à sa région. J’appréciais personnellement son indépendance d’esprit, sa vigueur intellectuelle, son immense culture (…). Il apportait à la vie publique française une liberté de ton ».

Le plus honnête dans tous ce cirque funéraire, le seul au travers duquel je pourrais me reconnaitre fut, comme bien souvent, Daniel Cohn-Bendit : « Sa mort, c’est triste pour ceux qui l’aimaient, moi je maintiens que c’était un politique qui avait une manière d’agir et de faire qui était exécrable et mon jugement ne change pas ce matin ».

Mais loin devant les ténors de la rue de Solférino, la palme de l’hypocrisie revient sans conteste à Madame Mandroux, qui lui avait succédé à la Mairie de Montpellier et que Georges Frêche avait littéralement ridiculisé lors des élections régionales de mars dernier : « C’est un choc. Il est lié à l’histoire de cette ville, il a réveillé la ville de Montpellier. C’était un grand orateur, un grand historien. Montpellier aujourd’hui a une dimension de capitale nationale et internationale. Je pense que c’est lui qui a créé « Montpellier la surdouée » ».

De la part de quelqu’un qui doit sortir un brulot anti-Frêche, il y a de quoi se pincer pour ne pas rire.

En effet, dans « Maire courage », Hélène Mandroux nous livre un pamphlet contre le défunt..

Dans ce livre dont la sortie nationale est prévue aujourd’hui (et déjà disponible dans certaines librairies depuis lundi) la Maire PS de Montpellier n’épargne pas celui qui, il est vrai, la qualifiait « de conne ».

Extraits.

Hélène Mandroux y décrit un Georges Frêche dans lequel « il y a du Machiavel » et qui a régné « par la terreur ».

« Les gens ont peur de lui, de ses réactions, de ses coups de gueule, de ses insultes, de ses humiliations ».

« Il passe son temps à « tuer » toutes celles et tous ceux qui ne sont pas de son avis ».

« Dans son inconscient (ou son conscient ?) Georges Frêche a un rêve : devenir le « seigneur de Septimanie », diriger, régenter le « peuple des cons », personne ne trouvant grâce à ses yeux ».

« Il a dit de Martine Aubry « Elle a une intelligence moyenne… » Quel mépris ! ».

Par un de ces curieux hasard que le destin nous réserve parfois, le mondialement fameux Paul le Poulpe nous a quitté lui aussi cette semaine.

Au moins, peut-on espérer que les parieurs désemparés par le décès du sympathique prophète aux 8 tentacules et qui expriment leurs peines sur internet sont-ils plus sincères que ceux qui participent de manière aussi peu élégante à ce bal des faux culs dont le seul objectif est de reprendre en main une des plus importante fédération PS désormais orpheline de son maître à penser…

« Vanitas vanitatum et omnia vanitas » : Paul le poulpe lui, contrairement à Georges Frêche ne doit pas en ce moment se retourner dans sa tombe.

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One Response to Décès de Georges Frêche : Réactions

  1. j.motte says:

    Personne parle de l attitude de son coreligionnaire d etude lorsqu il etait etudiant à assat !Je pense à jm lepen en écrivant cela.

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